Humeurs de mitesMode

Grandir c’est mal

2mepo_mode_chausson_lapin_graffiti_3

Grandir c’est mal, grandir c’est nul.
J’ai eu un déclic récemment. Un soir, alors que j’étais vêtue de  mes nouvelles -super- chaussettes montantes accompagnées d’un short extra large qui me donnaient un air de footballeur américain les épaulettes en moins, je me suis jetée sur le canapé en criant « fais moi la passe ! » au malheureux chère et tendre qui se trouvait par là, que je baptiserai Monsieur Mite. C’est à ce moment que je me suis dit, ma vieille t’es sacrément tarée. Après m’être inquiétée sur mon état clinique et tapé « syndrome de Peter Pan » sur google, j’en ai conclu tout simplement qu’outre le fait d’être effectivement tarée, je suis une vraie gamine. Et le pire dans tout ça, ben c’est que j’adore ça. Non sérieusement, c’est quoi au juste le concept de grandir ? D’après notre cher Larousse, grandir c’est « gagner en maturité, devenir plus mûr, plus adulte ». La barbe. Moi je vois ça comme un genre d’étape obligatoire, où l’on doit adopter un comportement, un style, des goûts définis sinon ben, on est foutu. Socialement je veux dire. Ça fait tâche d’avouer écouter encore la B.O de Spirit pendant une soirée. Il y a des choses qu’on assume pas, c’est comme ça. Alors oui ça a des bons côtés de mûrir, on passe par des épreuves, on se prend des claques et puis après on prend les choses avec du recul, on est plus réfléchis, mais ce n’est pas une raison pour oublier que la vie c’est pas sérieux. Elle est bien trop courte pour être ennuyante. J’ai toujours cette hantise au fond de moi, de devenir ennuyante pour moi et pour les autres, de finir ma vie sans avoir vraiment vécu. Je veux pouvoir me retourner et me dire que oui, j’ai eu une putain de vie. Et heureusement, on a pas besoin de faire des choses incroyablement folles pour avoir une vie de « dingue », c’est juste une question de point de vue. Enfin d’après moi. Il faut juste être créatif, et accessoirement, avoir oublié de grandir.

2mepo_mode_chausson_lapin_graffiti
J’ai donc décidé de prendre des mesures DRASTIQUES pour lutter contre l’ennui et la maladie de la maturité qui semble toucher les plus de vingt ans, si rapidement que l’on ne s’en rend même pas compte.


unFaire une liste.
Pas n’importe laquelle, il faut faire LA liste, celle où l’on note les choses que l’on aimerai faire dans les semaines suivantes, et possibles. On évite de mettre faire un tour du monde en mongole-fière ou autre extravagance. En fait, on se rend compte que pas mal de choses sont faisables, il faut juste dire à sa flemme d’aller se coucher. Dans mon programme, que je partage avec Mr Mite, on a mit des choses simples mais que l’on ne fait pas forcément tous les jours. Histoire d’aller en dehors de sa zone de confort quoi. On retrouve par exemple (attention au grand frisson) : faire du vélo, du cheval, du canyoning, aller au théâtre, faire du camping… ça n’a pas l’air sexy dit comme ça mais on oublie souvent de faire des choses en fait, qui ne servent à rien à part passer du bon temps.

deux Réaliser ses rêves d’enfants. On a tous des rêves incroyables quand on est petit puis on commence par les mettre de côté pour mieux les oublier. Moi, je voulais être styliste, fabricante de robots, écrivaine sur des livres en bois (à l’époque, ça me paraissait être l’idée du siècle), et j’en passe. Pour des raisons évidentes, j’ai lâché le rêve de fabriquer des robots pour ouvrir un blog et acheter une machine à coudre. Passionnée de pochettes, sacs et autres futilités féminines, j’ai décidé de laisser parler mon incroyable talent manuel (notez une pointe d’ironie) à mes heures perdues. On verra ce que ça donne. (Vous pouvez voir maintenant ma première « création » ici)

troisRester une gamine tout simplement. D’un côté, il faut l’accepter, fatalement on grandit et on évolue quoiqu’il arrive mais de l’autre, culturellement on est quand même sacrément coincés les français. C’est un fait, il y a tout un tas de normes qui nous disent comment être pour être « normaux ». Sauf que moi j’aime pas ça. Je veux pouvoir me jeter dans les vagues tumultueuses de la méditerranée à l’aide de Titanic ma bouée, croquer la neige à pleine dent même si ça fait mal c’est tellement bon, continuer de prendre des fous rires avec mon petit frère (c’est sacrément drôle un gamin), préférer un menu enfant au plat du jour ultra compliqué, apporter des paniers de Yoplait chez des amis en disant «j’ai apporté le dessert » pour faire comme la pub, m’extasier devant une libellule, et descendre dans un canal asséché pour faire des photos… en chaussons. En chaussons lapins.

2mepo_mode_chausson_lapin_graffiti_7

Cela faisait un petit moment que je voulais faire des photos dans ce canal, il y a des tags vraiment pas mal et le contraste avec ces innocents petits chaussons est parfait. Ni une ni deux, j’ai embarqué Mr Mite mon photographe personnel, et je dois dire qu’il se débrouille vraiment bien pour un débutant. Et en plus de ça, il accepte de m’accompagner dans mes projets fous. Qui sait où se feront les prochaines photos ? Sûrement dans un lieu encore plus bizarre, je l’espère. Ça devient tout un programme de trouver The endroit spécial pour faire des photos et je dois dire que je commence à y prendre goût. En plus sur celles là, j’ai l’air folle et ça me plaît.

2mepo_mode_chausson_lapin_graffiti_saut2mepo_mode_chausson_lapin_grapphiti2

A la base, j’étais partie pour mettre un diadème histoire de donner un air de « princesse déchue » mais comme je suis une femme qui sait ce qu’elle veut, je suis revenue avec un bandeau « bonjour je sors de la douche » et un collier Moa. La veste je l’ai trouvée dans une friperie alors que je cherchais une robe que j’aurai pu retoucher, et mes su-pers-mé-gas-gé-niaux chaussons viennent d’Etam. Ca aussi j’aime bien, partir acheter un truc et revenir avec autre chose de complètement différent. C’est une presque surprise.

2mepo_mode_chausson_lapin_graffiti_6 2mepo_mode_chausson_lapin_graffiti_4

Voilà, ce sont toutes ces petites choses que l’on a tendance à oublier quand on grandit qui rendent la vie un peu plus sucrée. Ça ne veut rien dire mais je trouvais ça sympas le sucre.

Je vous souhaite une bonne journée pleine de bêtises !

0
Marion
Marion
Étudiante en communication sans futur fixe, j'aime la forme des ananas, la couleur des cocktails et vivre là ou il y a des palmiers. À la recherche d' originalité partout et tout le temps, je n'aime pas causer du coup j'écris pour partager mes découvertes en tout genre. Sinon, j'aspire à conquérir le monde.

4 Comments

Leave a Comment