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#Girlboss, la bible des entrepreneuses

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Il y a des femmes qui m’ont toujours fascinées. On a tous admiré sa mère durant notre enfance, la plus belle, la plus douce et la plus courageuse que l’on connaisse.

Puis un jour, on regarde un film qui nous percute. Moi c ‘était Tomb Raider. Maintenant, je vous dirais que ce n’est pas le plus grand chef d’oeuvre cinématographique de mon existence, certes… mais ce personnage a énormément marqué mon enfance. Une vraie femme fatale super sexy qui sait tout sur tout, n’a peur de rien, sait tout faire et qui a surtout une vie palpitante. Qui n’a pas déjà rêvé d’être à sa place ?
Puis ensuite, on découvre la musique. Là, on découvre des voix extraordinaires qui proviennent de femmes extraordinaires. Beyoncé. Bien sûr, il y en a d’autres mais je dirais que c’est celle qui m’a le plus marquée car elle correspond à ma génération. Elle représente pour moi la réussite même. Elle a su bâtir son propre empire en assumant pleinement sa féminité et en restant toujours classe.
Plus tard, on découvre l’humour. On regarde des vidéos pour passer le temps puis on tombe sur Nawell Madani. Pour moi c’est un ovni. On avait pas l’habitude jusque là de voir des femmes très féminines sur scène. Mais elle, elle est là, à provoquer des fous rires du haut de ses talons hauts avec un brushing impeccable. Parce qu’en plus, elle est drôle. Et elle danse aussi.

Et un jour, on lit.
Je ne connaissais pas du tout l’auteure, Sophia Amoruso, ni même Nasty Gal. En proie au doute quant à mon futur, je me suis mise à la recherche de la biographie de quelqu’un d’important. Oui chacun trouve sa motivation comme il peut. À défaut de trouver celle de Louis Zamperini ou d’Herminie Cadolle (l’inventrice du soutien gorge, sacrée invention!) je suis allée traîner mes pattes à la fnac à la recherche d’un livre sur la communication. Rien à voir n’est ce pas. Mais là, que vois-je, exposé au milieu de « convaincre en moins de deux minutes » et « La semaine de 4 heures » ? Un livre rose avec une femme en tailleur au centre et un titre autre que « #Girlboss ». Inutile de vous dire que c’est le titre qui m’a accroché. Je l’ouvre, il y a des citations et des dessins, j’aime bien. (oui c’est mon côté enfant…). Je lis le résumé :

#Girlboss
Je suis la fondatrice, P-DG et directrice artistique de Nasty Gal. J’ai construit mon entreprise toute seule avant même d’avoir trente ans. Je ne viens pas d’une famille riche, je n’ai pas fréquenté d’école prestigieuse mais j’ai passé des années à me salir les mains en fouillant dans des tas de fripes. En huit ans, je suis passée de l’état de gratuivore anarchiste et fauchée à celui de femme d’affaires aussi à l’aise dans une salle de conférences que dans une cabine d’essayage.
Sophia Amoruso est née en 1984 à San Diego. Véritable visionnaire de la vente en ligne, elle crée à vingt-deux ans Nasty Gal, une e-boutique de vêtements vintage. Aujourd’hui, elle est à la tête d’une entreprise de plus de quatre cent personnes qui génère plus de soixante-quatorze millions de revenus.
Si je vous raconte mon histoire, c’est pour vous rappeler que le droit chemin n’est pas le seul qui mène au succès.
« La Cendrillon de la technologie. » The New York Times

Bon ça commence bien. Mais j’évite de m’emballer sur les témoignages de réussites magiques trop euphorisants à mon goût. Et puis les « conseillers de vie » qui vous disent comment être, ce qu’il faut faire et surtout ne pas faire, ça va deux minutes. Je décide donc d’en chercher un peu plus sur internet pour savoir qui est cette fameuse Sophia Amoruso et vu le prix, (18€) je vais y réfléchir. Oui je suis étudiante, un mauvais livre à ce prix là ça fait mal, donc on réfléchit, on demande l’avis de ses amis, ses parents, parfois son voisin et son banquier.

Il s’est avéré que Sophia Amoruso n’est autre qu’une millionnaire américaine, fondatrice de Nasty Gal, un site de vente en ligne de vêtements vintages. Que je ne connaissais pas soit dit en passant, honte à moi… Et là que vois je ? Elle n’a vraiment pas fait d’études, ni Harvard, ni Stanford, ni aucune autre université américaine sur son CV. En fait, elle a carrément arrêté l’école à 17 ans pour vivre une vie de bohème. Le premier article qu’elle a vendu était un article volé. Et là voilà maintenant PDG.
Ouah c’est bon je le commande ça y est, je ne veux pas en savoir plus. Moi qui ait toujours peiné à m’intéresser à l’école, c’est un miracle que je sois à l’université aujourd’hui. Je pense avancer sans me tromper que certains de mes professeurs en tomberaient à la renverse. Cela ne pouvait pas plus me correspondre. Après une longue et interminable attente de deux jours, je l’ai enfin entre mes mains. Facile à lire, il se lit d’une traite. Drôle, captivant, (et en plus il y a des gros mots), c’était impensable que je n’en parle pas ici. En fait, c’est comme si votre copine vous racontait son histoire. Du coup, elle me l’a racontée dans le tram en allant à la fac, le soir avant de dormir, bref, un peu partout.

C’est bien beau, mais ça parle de quoi ?

Si vous vous attendez à de longs discours sur la place de la femme dans la société et dans les affaires vous allez être déçus. Elle le dit elle même « A aucun moment de ma vie je n’ai pensé qu’être une fille représentait un obstacle à quoi que ce soit […] Au lieu de rester assise à discourir sur combien je me sens concernée, je préfère me démener pour le démontrer ».
Vous l’aurez compris, ici il est plutôt question d’action / réaction. Pas vraiment une biographie, c’est plutôt un livre pour fournir une bonne dose de motivation à toutes les âmes d’entrepreneuses et créatrices d’entre nous. Guide spirituel ou manuel d’affaires, il aborde des épisodes incontournables de notre vie à travers le témoignage de sa propre expérience : faire du stop, l’école, rédiger un CV, les petits boulots, les entretiens d’embauche, virer quelqu’un…
En fait ce qui est intéressant c’est le contraste entre sa personnalité et le monde dans lequel elle évolue. Pas de diplôme, introvertie à sa manière et parfois carrément provoc, elle nous fait aussi part des efforts qu’elle a dû faire pour s’adapter au monde des affaires, dont elle ne connaissait strictement rien.
À la lecture, certains trouveront que le côté « destinée» ressort beaucoup (trop?) car elle met en lien des anecdotes de son enfance et des aspects de sa personnalité qui l’ont menée à ce qu’elle est aujourd’hui. Mais je pense qu’elle veut nous démontrer par là que l’on est toutes faites pour quelque chose et que oui, nos passions, notre vécu comme nos erreurs et nos défauts peuvent nous servir à construire des choses qui nous ressemblent. (oh c’est beau)

Et comme je suis gentille, je vous donne en avant première des passages que j’ai trouvés… intéressants.

« Tandis que vous lisez ceci, j’aimerais que vous vous souveniez des trois conseils suivants : Ne devenez jamais adultes. Ne devenez jamais ennuyeuse. Ne laissez jamais l’Homme vous désarçonner. C’est bon ? Super .
Alors allons-y.
#Girlboss pour la vie. »

« Il y a plein de choses pour lesquelles j’aurais aimé être connue (faire des pets avec les aisselles, la photographie, mes chorégraphies légendaires), mais être une voleuse accomplie n’en faisait pas partie. Je ne suis pas fière de cette période de ma vie. »

« Vos pensées sont comme des billets de banque, ne les gaspillez pas. »

« Je suis l’anti mode »

« De nombreux artistes, penseurs, et même hommes ou femmes d’affaires sont ou ont été des introvertis (Albert Einstein, Bill Gates et J. K Rowling pour en citer quelques uns) ; votre condition d’introvertie ne vous condamne donc pas à une vie dans l’ombre. »

« Je hais la Fashion Week. Ca me fait mal partout. »

Bref, le mot d’ordre est volonté. Elle nous montre que tout est possible avec de la volonté, de l’ambition et une bonne dose de transpiration. Moi, ça m’a donné une pêche d’enfer et ça a encouragé mon ambition de conquérir le monde, encore plus que je ne l’avais déjà :). Et puis franchement, j’ai ri.

Et vous, dites moi si vous l’avez lu et ce que vous en avez pensé !

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Marion
Marion

Étudiante en communication sans futur fixe, j’aime la forme des ananas, la couleur des cocktails et vivre là ou il y a des palmiers. À la recherche d’ originalité partout et tout le temps, je n’aime pas causer du coup j’écris pour partager mes découvertes en tout genre. Sinon, j’aspire à conquérir le monde.

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